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COMMUNIQUÉ DE PRESSE SUR LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES DU 30 JUIN 2002

 

La ville de Kankan est décidément devenue une ville-alibi du pouvoir en place. Pour l’organisation du référendum qui devait assurer une « présidence à vie » au Général Lansana Conté, on a manipulé des « femmes de Kankan » qui auraient demandé au Général - Président de se maintenir au pouvoir au - delà de son mandat qui expire en 2003. Pour le lancement de la campagne des élections législatives annoncées pour le 30 Juin 2002, le PUP et son Président d’honneur se sont retrouvés encore une fois le 4 mai 2002  à Kankan tout simplement pour dire au pays tout entier que le Président de la République ne serait pas « un homme à double face » et demander à la mouvance présidentielle d’intégrer le PUP. Il ne sera par contre pas aisé pour le Général - Président de démontrer qu’il n’est pas à la tête d’un « régime à double face » :

Ø      On parle de démocratie pluraliste alors que l’on se prépare à imposer le parti unique, les partis d’opposition ne disposant d’aucun accès aux media d’État ni à la possibilité de créer des radios libres ;

Ø      On organise des élections présidentielles, législatives et communales alors que les résultats publiés ne correspondent nullement aux suffrages exprimés par les électrices et les électeurs à tel point que ceux-ci se demandent aujourd’hui à quoi servent ces élections ?

Ø      On prône le développement économique du pays alors que tout est mis en place pour assurer l’enrichissement illicite des dirigeants du régime au détriment des problèmes réels d’éducation, de formation professionnelle des jeunes et des femmes, de santé, d’énergie électrique, d’habitat, d’adduction d’eau potable et d’infrastructures ;

Ø      On parle de dignité alors que l’on conduit une politique de paupérisation qui répand dans le pays la pauvreté et une misère inimaginables dans un pays qui dispose des ressources de la République de Guinée.

Ø      On prétend promouvoir le secteur privé alors qu l’on refuse de payer la dette intérieure qui met toutes les entreprises en situation de faillite.

 

Pour sa part, le Parti DYAMA refusera de participer à toutes consultations électorales tant que les effets induits du référendum de novembre 2001 ne seront pas annulés. Il faudra également prendre en compte les conditions posées par les partis politiques membres du MORAD dont la mise en place d’une commission nationale électorale indépendante, seule capable d’assurer la gestion d’élections libres, transparentes et équitables. Nous demandons par conséquent à tous nos militants et sympathisants de rester à la maison le 30 Juin 2002. Ce boycott des législatives ne signifie nullement un désintérêt par rapport aux problèmes politiques du pays. Avec les partis frères du MORAD, nous continuerons de faire entendre notre voix en dehors du parlement en prenant position sur tous les problèmes essentiels de la vie de la Nation (Opposition Extra-Parlementaire).

 

                                                                 Le 05 Mai 2002

 

                                                       Le Président du Parti DYAMA

 

 

 

                                               Elhadj  Mohamed Mansour KABA