INTERVIEW AVEC LE BI - HEBDOMADAIRE « LE DAUPHIN »

MANSOUR KABA, PRÉSIDENT DU PARTI DYAMA ROMPT LE SILENCE


 

Présentation de El Hadj Mohamed Mansour KABA :

Mansour KABA (62 ans) est le Président du Parti DYAMA. Il est Ingénieur diplômé en Génie civil de l’Université Technique de Munich (R.F.A.) et Économiste. En octobre 1978, il a créé en Côte d’Ivoire le bureau d’études Trans African Services International (TAS International) dont le siège se situe à Conakry - Nongo dans la Commune de Ratoma.


 

Première question :

Après un long silence, vous avez décidé de parler. Pourquoi ?

Mansour KABA :

Je vous remercie en tout premier lieu de m’avoir accordé cette interview qui me permettra de donner le point de vue de la direction et des militants du Parti DYAMA sur les problèmes qui préoccupent actuellement les populations de notre chère Guinée. Pour ce qui est de mon « silence », je crois qu’il faudrait relativiser les choses. Au nom de la direction du Parti DYAMA, j’ai eu à me prononcer par communiqués de presse, conférences et participation à des manifestations sur tous les problèmes brûlants du moment concernant la République de Guinée. Qu’il s’agisse de la lutte pour la libération du Prof. Alpha Condé, le Président du R. P.G. injustement incarcéré à l’issue d’un faux procès politique, des attaques aux frontières sud de la Guinée en septembre 2000, de la campagne contre le référendum de novembre 2001 ou du boycott des élections législatives de juin 2002. Ce qui me manque à l’étranger par contre, c’est le contact direct avec la presse nationale. Et c’est votre journal « le Dauphin » qui me permet de combler cette lacune.

Deuxième question :

Le Parti DYAMA est connu pour sa modération et le sérieux de son analyse. Avez-vous changé aujourd’hui ?

Mansour KABA :

Qu’il s’agisse du Parti DYAMA ou de son Président, il n’y a aucun changement ni de comportement, ni de ligne politique et encore moins de nos méthodes d’analyse. Notre modération provient de l’éducation qui nous a été donnée par nos familles et la société guinéenne. Les principes de base de cette éducation sont à l’origine la tolérance, la modestie et l’humilité. Mais cette éducation nous enseigne aussi de dire la vérité et de ne craindre que le Bon Dieu. C’est pourquoi nous n’hésitons pas à exprimer les résultats de nos analyses sans démagogie ni opportunisme. Toute la Guinée connaît notre slogan à ce propos, à savoir « Allah ma tunyia deemin da », ce qui veut dire en français : « Que le Bon Dieu aide au succès de la vérité ». C’est cette quête de la vérité qui dirige notre analyse et nos actions. Pour cela nous avons systématiquement renoncé aux invectives, aux accusations gratuites et aux louanges démagogiques. Toutes les critiques que nous formulions contre le régime en place étaient accompagnées de propositions concrètes se référant à notre projet de société et à notre programme de gouvernement. En Guinée, cette ligne politique était difficile à tenir à un certain moment dans la mesure où l’action politique semblait être plutôt guidée par des ressentiments que par une réflexion mure et sereine. Mais aujourd’hui, l’horizon s’éclaircit et tout le monde semble mieux nous comprendre. Il est donc important que l’opinion publique guinéenne soit informée de cette évolution.

Troisième question :

Quelle place le Parti DYAMA occupe dans la nouvelle opposition recomposée et quel rôle entend-il jouer dans le FRAD ? Vos rapports personnels avec Alpha CONDÉ et les relations politiques entre DYAMA et le R. P. G. ?

Mansour KABA :

Avant de parler du FRAD, voyons un peu comment l’opposition guinéenne en est arrivée là. Si le Parti DYAMA n’a pas milité au sein de la CODEM, c’est parce que certaines forces politiques au niveau de l’opposition ne souhaitaient pas coopérer avec nous dans ce cadre qui est venu remplacer les « États généraux pour le changement démocratique ». Or, tout le monde sait que c’est sur mon invitation et au domicile d’un responsable du Parti DYAMA que l’assemblée constitutive des « États généraux » s’est tenue à Conakry en avril 1993. C’est au cours de cette assemblée que j’ai proposé une candidature unique de l’opposition pour les élections présidentielles de 1993. Avant les « États généraux », le Parti DYAMA était admis au sein du « Forum démocratique » et c’est l’un de ses dirigeants qui présidait la commission de stratégie du « Forum ». Tout cela pour dire que le Parti DYAMA a toujours fait corps avec l’opposition en Guinée. Lorsque après les élections législatives de 1995 nous avons constaté que la CODEM a été créée à notre insu, nous avons alors participé à la création du PCN  dont les trois députés rejetés par la CODEM et incapables de constituer un groupe parlementaire autonome se sont affiliés au groupe parlementaire du PUP sans que cette alliance au sein de l’Assemblée nationale n’ait abouti à une quelconque participation de notre parti à l’exercice de la moindre parcelle du pouvoir exécutif ni à aucun accord avec le PUP. Il serait utile aussi de dire ici qu’après ces législatives et avant la création de la CODEM et du PCN en juin 1995, j’avais proposé que l’opposition constitue sa propre commission de recensement à partir des fiches de résultats collectées par nos militants tout au moins dans les villes qui comptaient plus de 100 000 inscrits sur les listes électorales, à savoir Matoto, Kindia, Labé, Siguiri, Kankan et N’Zérékoré. Mes interlocuteurs qui comptent parmi les fondateurs de la CODEM ne retinrent pas cette méthode destinée à prouver les tricheries du pouvoir. Or c’est en procédant ainsi en 2002 qu’à Madagascar, l’opposant Marc Ravalomana a constaté qu’il avait gagné les présidentielles dès le premier tour.

Le Parti DYAMA a dénoncé les alliances conclues en 1995 au niveau du PCN afin de participer activement à la lutte contre le référendum de novembre 2001. De ce fait, il a milité au sein du MORAD qui devait constituer le nouveau centre du combat contre la « présidence à vie ». N’approuvant pas ce référendum, il n’est pas question pour notre parti de participer à des consultations électorales découlant de cette modification unilatérale de la Loi fondamentale par le pouvoir en place. Par ailleurs, nous constatons que la CODEM a volé en éclat. Le MORAD vient, lui aussi, de subir le même sort à cause de la participation d’un membre fondateur du MORAD - à savoir l’UPR - aux élections législatives de juin 2002. D’où la nécessité de la mise en place du « Front républicain pour l’alternance démocratique » (FRAD). Le Parti DYAMA est un membre fondateur du FRAD et il entend jouer un rôle moteur dans cette nouvelle structure fédérant les partis d’opposition et les organisations de la société civile qui veulent poursuivre avec détermination la lutte contre les conséquences du référendum de 2001 et les violations multiples des règles les plus élémentaires de la vie en société dans notre pays.

Mes rapports personnels avec Alpha CONDÉ sont excellents. Nous nous consultons régulièrement sur toutes les décisions à prendre au niveau de la collaboration entre nos deux partis - le Parti DYAMA et le RPG - et sur le fonctionnement du MORAD. Il en est de même pour le FRAD. En décembre 2001, la Section d’Allemagne du RPG m’a invité à présenter à Hambourg un exposé sur «Les responsabilités et le rôle des cadres dans le processus de démocratisation et de développement en Guinée ». Ce forum était présidé par le Prof. Alpha SOW de l’UFD. En outre, les trois partis frères que sont le RPG, l’UFD et le Parti DYAMA collaborent activement et se concertent aussi tant en Guinée qu’à l’étranger sur tous les sujets d’intérêt commun.

Quatrième question :

Quelle lecture M. Kaba fait - il de la situation en Guinée et pourquoi avez - vous refusé d’aller aux législatives ?

Mansour KABA :

Pour quelqu’un qui a parcouru le continent africain de Dakar à Nairobi et de Casablanca au Cap en Afrique du Sud, je suis au regret de constater que parmi les pays africains qui ne souffrent pas de guerre civile à l’intérieur de leurs frontières, la République de Guinée est le pays qui offre le moins de bien - être à ses populations : chômage des jeunes et des déflatés de la fonction publique, salaires de misère pour ceux qui ont un emploi, des prestations réduites à leur plus simple expression pour les retraités, absence d’espoir pour les élèves et les étudiants, insécurité. Quant aux paysans qui constituent encore 87 % des populations et qui produisent environ 30 % du produit national brut (PNB) et seulement 3,5 % des recettes d’exportation, ils vivent aujourd’hui dans le plus grand dénuement. Il est à se demander si les dirigeants de la Guinée vivent dans ce pays ou s’ils se sont « réfugiés » dans un pays imaginaire : pas d’eau potable dans la capitale en quantité suffisante, pas d’électricité, pas de téléphone donc pas de liaison internet efficace. Ce pays est actuellement le plus sous-équipé d’Afrique de l’Ouest. La montagne de dette intérieure impayée par le gouvernement pousse les opérateurs économiques locaux à la faillite.

Sur le plan institutionnel, l’État guinéen a abdiqué. Les agents chargés de la collecte des impôts travaillent pour leur propre compte. Une enquête a permis de découvrir qu’une trentaine d’agents auraient accumulé sur leurs comptes bancaires personnels à Conakry des milliards de francs guinéens au détriment du Trésor public. Tous ceux qui dirigent un service public se servent d’abord avant de penser au pays. Tout le monde se souvient des scandales financiers dont celui de Friguia où des milliards d’impôts destinés au Trésor public ont été détournés via des sociétés privées mafieuses ayant pignon sur rue à Conakry et celui de la BCRG . Je me demande comment est encaissé le loyer des infrastructures que la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG) doit payer à la République de Guinée qui est propriétaire du port minier en eau profonde de Kamsar (capacité de 12 millions de tonnes par an), de la ligne de chemins de fer qui relie la mine à ce port et de la cité où sont hébergés les employés de la CBG. Comme je l’ai toujours dit, la Guinée est un pays riche. Mais ce sont ses dirigeants qui l’appauvrissent et condamnent ses population à une vie de pauvreté et de misère. Bien que nous n’en soyons pas encore à la famine déclarée, on peut dire sans risque de se tromper que bon nombre de nos populations sont soumis à une sous - alimentation scandaleuse eu égard aux ressources disponibles qui sont malheureusement confisquées par une mafia jouissant d’une impunité révoltante. Ces prédateurs corrompus se font actuellement la concurrence dans l’achat d’appartements de luxe en Amérique (Brésil, Canada et USA) et en Europe.

La politique économique du gouvernement se limite à la satisfaction des conditionnalités imposées par les institutions de Bretton Woods - FMI et Banque mondiale. Les milliards de dollars investis dans l’agriculture n’ont laissé aucune trace durable au niveau des revenus des paysans. La privatisation des entreprises publiques s’est transformée en récupération à vil prix de ces unités industrielles par les dignitaires du régime. Les quelques rares unités qui ont cherché à échapper à la rapacité de ces dirigeants ont été purement et simplement « liquidées » comme l’usine de jus de fruits de Kindia - Foulaya. La récente privatisation de la compagnie Air Guinée a également scandalisé tous les observateurs intéressés.

Sur le plan politique, nous nous acheminons, dans les faits, vers la formule du parti unique. Les élections législatives du 30 juin 2002 viennent d’illustrer les conditions humiliantes dans lesquelles nos « honorables députés » ont été « choisis » par le pouvoir actuel. Nous savons maintenant que toutes les institutions républicaines vont désormais prendre leurs ordres au Palais du Kaloum :  qu’il s’agisse de l’Assemblée nationale, de la Cour suprême, du Conseil national de la communication ou du Conseil économique et social. Dans ces conditions, le Parti DYAMA a préféré boycotter les élections législatives pour ne pas participer à l’enterrement du processus démocratique et pour ne pas conforter ainsi le régime actuel dans la dérive dictatoriale qui se manifeste maintenant au grand jour.

Cinquième question :

Vos propositions de sortie de crise ?

Mansour KABA :

Avant de parler de « sortie de crise », il faut que l’on sache d’abord en quoi consiste la crise. Du côté du pouvoir, tout est clair : pas de démocratie, pas d’accès pour l’opposition aux médias d’État, pas de radios libres, pas d’élections régulières, transparentes et équitables, pas de commission électorale indépendante, pas de justice indépendante, pas de manifestations de rue, pas de dialogue avec l’opposition. Le blocage est patent.

Face à un tel pouvoir, nous avons une opposition qui n’arrête pas de se dévêtir devant ce régime fermé à toute concertation. L’opposition a commencé par renoncer à la tenue d’une conférence nationale souveraine pour participer à des élections présidentielles, législatives et communales en pensant qu’il aurait suffi d’y participer pour remporter la victoire sans ambages. Les fameux « grands partis » croyaient pouvoir gagner sans devoir s’associer avec d’autres plus modestes. Ainsi, notre proposition de candidature unique de l’opposition pour les présidentielles de 1993 a été ignorée par les leaders de ces partis. Après les législatives de juin 1995, les partis fondateurs de la CODEM avaient publié un communiqué de presse dans lequel ils déclaraient ne pas reconnaître les résultats de ces élections et décidaient de ne pas siéger à l’Assemblée nationale. Quelques semaines plus tard, tous les députés de l’UNR, du PRP et du RPG siégeaient au Parlement sans que l’on sache pourquoi. Maintenant, on voit des partis qui ont condamné le référendum du 11 novembre 2001 participer aux élections législatives de juin 2002 sans se soucier des contradictions découlant de ce choix. En d’autres termes, je voudrais tout simplement dire que le pouvoir en place est fort des faiblesses et de l’inconséquence de l’opposition guinéenne. Mais avec la création du FRAD par les partis politiques et la société civile qui ont boycotté les élections législatives de juin 2002, je crois que le ciel de l’opposition s’éclaircit. Chacun sait maintenant qu’il y a une opposition extra -parlementaire et une mouvance présidentielle. Cette situation a l’avantage d’être claire et nette. Il appartient à cette opposition recomposée de concevoir une stratégie à court, moyen et long terme afin de pouvoir exploiter toutes les occasions qui se présenteront dans le cadre de la lutte pour une alternance démocratique.

Bien que je ne le connaisse pas personnellement, je voudrais lancer un message patriotique au Président de la République. Il serait opportun qu’il sache que ceux qui le poussent à briguer un troisième, un quatrième et un énième mandat présidentiel seront les premiers à le dénoncer le jour où il perdra le pouvoir. Tout ce que le Bon Dieu donne, il peut le reprendre à tout moment sans demander ni notre avis, ni notre consentement. Il serait donc sage pour lui de renoncer en 2003 au troisième mandat après vingt ans d’exercice du pouvoir sans partage, afin que la Guinée puisse enfin connaître une alternance démocratique non violente comme c’est actuellement le cas chez nos frères et sœurs du Mali et du Sénégal. Il pourrait dans ce cas jouir d’une immunité et d’une totale sécurité pour sa personne et ses biens. Sinon, le peuple de Guinée qui est certes désabusé et résigné, mais pas inconscient, continuera sa lutte de plus belle jusqu’à la victoire finale.

Question :

Que pensez - vous du NEPAD ?

Mansour KABA :

Le NEPAD est l’abréviation du terme anglais « New Partnership for Africa’s Development », soit en français « Le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique ». Il s’agit d’une initiative qui intègre les propositions des chefs d’État d’Algérie, de l’Afrique du sud, du Nigéria et du Sénégal. Cette initiative fait suite à une autre initiative de l’OUA , à savoir « Le Plan d’action de Lagos ». Cette noble initiative cherche à attirer les fonds du secteur privé du monde développé et des gouvernements de ces pays pour le financement des grands projets d’éducation, de santé et d’infrastructures en Afrique, pour ne citer que ces secteurs considérés comme prioritaires. Pour ce faire, les initiateurs du NEPAD s’engagent à garantir aux partenaires au développement dans les États bénéficiaires de ces programmes et projets : les conditions d’un État de droit respectueux des droits de l’homme, des droits de la libre entreprise, de la démocratie pluraliste et pratiquant la bonne gouvernance. Comme vous le voyez, la République de Guinée ne remplit aucune de ces conditions. Elle n’est, de ce fait et pour le moment en tout cas, pas du tout concernée par le NEPAD. Bon nombre de pays africains sont dans cette situation. Le G8 est tellement conscient des difficultés d’application de ces critères d’éligibilité fixés par les chefs d’État africains eux-mêmes qu’après avoir entendu ceux-ci au cours de son récent sommet de Kananakis au Canada, il n’a promis de débourser pour le NEPAD, dans un premier temps, que un milliard de dollars USA. L’on sait par ailleurs que pour les gouvernements des pays industrialisés, ces promesses formulées collectivement dans l’ambiance des sommets sont toujours revues à la baisse lorsque les présidents et chefs de gouvernements reviennent chez eux. Les participants à la conférence sur le SIDA à Barcelone en ce mois de juillet 2002 réclament actuellement les dix milliards de dollars USA promis par an par les mêmes pays pour la lutte contre ce fléau. La somme qui a été jusqu’ici encaissée se limite à deux milliards de dollars USA ! Cela veut tout simplement dire que les africains ne doivent pas trop rêver !

Il me semble par ailleurs que la liste des programmes et des projets présentée dans le cadre du NEPAD manque de réalisme lorsqu’on parle par exemple de réaliser une autoroute de deux fois trois voies entre Nouakchott (Mauritanie) et Lagos (Nigéria) ou de creuser un tunnel à Gibraltar entre le Maroc et l’Espagne au moment où ce dernier pays ferme ses frontières avec le Maroc avec du fil de fer barbelé sous tension électrique pour empêcher l’immigration clandestine de source magrébine et africaine. Rien n’est dit non plus dans quelle proportion les États africains bénéficiaires de ces projets vont participer au financement des actions à mener. Je crains fort que ces programmes et projets ne soient des « éléphants blancs » que nos chefs d’État chercheront à réaliser en s’associant avec les multinationales du monde occidental sans aucune participation de l’expertise africaine évoluant dans le secteur privé. Il aurait été sage aussi que la création du NEPAD fût précédée par une analyse critique des actions et du mode de fonctionnement d’un certain nombre d’organismes opérant dans ce secteur en Afrique comme la Banque africaine de développement (BAD) à Abidjan, la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) à Addis - Abeba et la Fondation pour le renforcement des capacités à Harare. Les succès et les échecs de ces institutions auraient pu aider les initiateurs du NEPAD à mieux définir les objets à réaliser et à déterminer les modalités de gestion du programme. Je reste tout de même optimiste dans la mesure où ce sont maintenant des chefs d’État africains qui vont désormais assurer le contrôle de la fiabilité et de l’éligibilité des pays dirigés par d’autres collègues au NEPAD. Cela permettra de « secouer » les moins démocrates en leur sein.

Je vous remercie encore une fois de m’avoir permis de donner le point de vue du Parti DYAMA sur tous ces problèmes concernant la vie de notre pays et du continent tout entier.

Fait à Paris, le 12 Juillet 2002

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