COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

La direction du Parti DYAMA a appris avec une réelle satisfaction l’annonce de la libération, le 18 mai 2001, du Président du R.P.G., le Prof. Alpha CONDÉ et de ses compagnons.

Injustement arrêté, « jugé », condamné et incarcéré en violation flagrante de ses droits constitutionnels et des règles élémentaires de la justice, le député Alpha CONDÉ a bénéficié du soutien actif et de la solidarité de toutes les forces saines du pays et des démocrates d’Afrique et du reste du monde. Notre parti se félicite d’avoir pris part à ce concert de solidarité et de refus du triomphe de la force sur le droit.

Ce combat n’est cependant pas terminé – loin s’en faut. D’abord, il reste à restituer à Alpha CONDÉ la totalité de ses droits politiques et civiques. La grâce présidentielle dont il vient de bénéficier est insuffisante pour effacer les conséquences de sa condamnation pénale. Ceci est également valable pour toutes les autres condamnations injustes d’opposants qui ont suivi les élections présidentielles de décembre 1998 et communales de juin 2000.

Ensuite, le moment est venu pour la classe politique guinéenne de réexaminer l’ensemble de la situation, de soumettre tous les actes jusqu’ici posés à une analyse critique, de redéfinir nos objectifs et d’adopter une stratégie conforme à ces objectifs à court, moyen et long terme.

L’heure de la recomposition du paysage politique guinéen a sonné. Le Parti DYAMA entend pleinement assurer la totalité de ses responsabilités dans cette mission de redéfinition et de rénovation. D’ores et déjà, et compte tenu de la fin légale de l’actuelle législature, le Parti DYAMA se dégage de tous les accords et alliances conclus avec des tiers. Ainsi, totalement libre de ses mouvements, notre parti sera mieux armé pour contribuer à la recomposition de l’opposition guinéenne.

Nous lançons un appel pressant à toutes les formations politiques déterminées à se battre pour l’instauration d’une véritable démocratie en Guinée dans le cadre d’un État de droit transparent, de l’unité nationale et de la paix civile à se concerter et à coordonner leurs actions.

Le 21 Mai 2001

Le Président du Parti DYAMA

 

Mohamed Mansour KABA