9. RÔLE ET RESPONSABILITÉ DES CADRES DANS LE PROCESSUS DE DÉMOCRATISATION ET DE DÉVELOPPEMENT EN GUINÉE

(Thème présenté par Mansour Kaba, Président du Parti DYAMA au Forum organisé par la Section Allemagne du R.P.G. le 1er décembre 2001 à Hambourg, R.F.A.)

Mon très cher Frère et Ami Alpha Condé, Président du R.P.G.,

Mon très cher Frère Dr. Alpha Sow, Président de l’U.D.F.,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Très chers Compatriotes,

L’invitation d’un responsable du Parti DYAMA à une aussi importante manifestation du R.P.G. est un événement qui mérite d’être souligné car c’est une grande première et j’espère que cela ira chaque jour de mieux en mieux. Ces deux partis politiques sont complémentaires sur tous les plans et notre vœux le plus ardent est que leur fusion intervienne le plus rapidement possible.

Le sujet qu’il m’a été proposé de traiter s’intitule :

« Le rôle et la responsabilité des cadres dans le processus de démocratisation et de développement en Guinée ».

Ce thème peut être abordé de différentes manières. Pour ma part, je voudrais en saisir deux aspects : l’aspect historique (pré-coloniale et coloniale) et l’aspect post-coloniale pour aboutir aux tâches qui incombent aux cadres guinéens dans la Guinée du 21e siècle.

1. Définition de quelques termes centraux du thème

    1. Qu’est-ce qu’un cadre ?

Un cadre est une personne - femme ou homme – qui dispose d’une formation intellectuelle ou professionnelle et qui peut superviser le travail et la formation d’autres gens dans son domaine de spécialisation. Il y a des cadres moyens et des cadres supérieurs. Dans les sociétés coloniales et post-coloniales, la notion de cadre est ambivalente. Elle peut tout aussi bien concerner les notabilités traditionnelles qui disposent d’un savoir et d’un savoir-faire ancestraux pour la gestion et la conduite de leur société que les cadres formés dans les écoles coloniales et/ou religieuses. Dans cet ordre d’idées, on peut citer succinctement :

Mali, l’Empire de l’Almamy Samory Touré, le Royaume du Foutah, etc. ;

    1. Qu’est-ce que le processus de démocratisation ?

C’est l’ensemble des programmes et des activités socio-politiques qui tendent à la modernisation des relations politiques et sociales dans un pays donné afin que le peuple puisse avoir la possibilité de désigner par un système de vote périodique transparent et équitable les hommes et les femmes qui seront chargés de gérer et de diriger au mieux des intérêts de la nation, les structures étatiques.

Un processus de démocratisation réussi aboutit généralement à ce qu’on appelle un « État de droit » qui est caractérisé par :

On regroupe aujourd’hui l’ensemble de ces critères sous le terme consacré de « bonne gouvernance ».

    1. Qu’appelle-t-on processus de développement économique ?

On appelle processus de développement économique l’ensemble des programmes et des activités qu’une communauté nationale, régionale, continentale ou mondiale entreprend pour une meilleure maîtrise des éléments de la nature en faveur de la sécurité (physique, alimentaire, etc.) et du confort matériel, intellectuel, scientifique et technique des citoyens de la communauté considérée.

Cette communauté peut soit s’en tenir à des croyances fatalistes pour se soumettre aux données et autres calamités de la nature sans chercher à les modifier ou alors engager toutes les démarches nécessaires pour dominer son environnement naturel et le transformer pour son bien-être. La question qui se pose ici est celle de savoir jusqu’où ne pas aller trop loin dans la transformation et la domination de l’environnement au profit exclusif du confort des êtres humains ?

Quelques exemples pour illustrer ces différents types de projets:

    1. Que dire du rôle et des responsabilités des cadres ?

Ici, le terme « rôle » est utilisé pour les « tâches » qu’un cadre conscient et patriote devrait accomplir en toute connaissance de cause. Tandis que l’expression « responsabilités » peut faire appel à différents aspects : responsabilité civile, pénale, morale et politique. Dans le cadre du présent thème, il s’agira surtout des responsabilités « sociales », donc morales et politiques d’un cadre à l’endroit de la société et du pays dont il est citoyen. Cela fait appel à la notion de « civil courage » développée par l’ancien Président Américain John F. Kennedy.

Mais avant l’action, il y a la conscience qui saisit la situation, l’analyse et pousse à l’action ou à l’inaction selon que le cadre concerné est un « conscient actif » donc prêt à s’engager pour défendre une cause, un « conscient inactif » par peur ou par opportunisme ou enfin un « inconscient ignorant » qu’il faudra « conscientiser » selon le terme consacré de feu Kwame N’Krumah.

2. Le cas de la République de Guinée

Notre pays et la région d’Afrique de l’Ouest à laquelle la Guinée appartient ont été confrontés au cours de leur histoire millénaire à plusieurs situations qui peuvent illustrer le rôle et la responsabilité des cadres des différentes époques.

2.1 La période pré-coloniale

Pour cette période, nous pouvons citer :

2.2 La période coloniale

La consolidation du régime colonial intervint en Guinée entre 1885 et 1915 avec la soumission des derniers rois de la Région Forestière, soit après une vingtaine d’années de guerres de conquête coloniale de durée inégale selon les régions (par exemple l’Almamy Samory Touré en Haute Guinée, l’Almamy Bocar Biro Barry au Fouta et Dina Salifou Camara en Basse Guinée).

À la fin de la deuxième guerre mondiale (1939 - 1945), les habitants des colonies françaises furent autorisés à créer des partis politiques afin d’élire leurs députés au Parlement français (Palais Bourbon). On vit alors des partis politiques ethniques et/ou régionalistes comme l’Amicale Gilbert Vieillard pour les cadres originaires du Foutah Djalon, l’Union du Mandé pour ceux de Haute Guinée, l’Union Forestière, le Comité d’Union de la Basse Guinée, l’Union Franco-Africaine pour les chefs de canton du Fouta, l’Union des Métis, etc. Les trois premiers députés de la Guinée à l’Assemblée nationale française furent Yacine Diallo, Albert Lurette et Mamba Sano.

Il est tout de même intéressant de constater qu’une dizaine d’années plus tard, il ne subsistait que deux grands partis politiques qui occupaient l’ensemble du territoire national, à savoir le Parti démocratique de Guinée (P.D.G.-R.D.A.) et le Parti du Regroupement africain (P.R.A.). Il est tout aussi remarquable de constater que le Secrétaire Général du P.D.G., l’ancien Président Sékou Touré était le seul élu de son parti au parlement territorial de la Guinée en 1953 pour la ville de Beyla. Mais aux élections municipales du 18 novembre 1956, le P.D.G.-R.D.A. gagnait la totalité des mairies des cinq communes de plein exercice qui étaient : Conakry (Maire : Sékou Touré), Mamou (Maire : Saïfoulaye Diallo), Kankan (Maire : Moriba Magassouba), Kindia (Maire :N’Famara Kéïta) et N’Zérékoré(Maire :Mamady Sagno). En outre, le P.D.G. raflait 57 mandats sur 60 à l’occasion des élections territoriales (Assemblée territoriale) de 1957 ! Au Palais Bourbon à Paris, le P.D.G.-R.D.A. disposait de deux mandats de députés (Sékou Touré et Saïfoulaye Diallo) et le B.A.G. d’un mandat (Diawandou Barry).

Grâce à cette majorité acquise aussi bien à l’Assemblée territoriale que dans les cinq communes de plein exercice de l’époque, le P.D.G.-R.D.A. commença à diriger la Guinée dès l’adoption de la Loi-cadre de Gaston Defferre qui, en 1956, cassait la structure fédérale de l’ex-A.O.F., en accordant à chacun des huit territoires de cette fédération une autonomie interne avec un gouvernement local dirigé par le Gouverneur de la colonie. C’est ce que les cadres nationalistes, les syndicats, les mouvements de jeunesse et les élèves et étudiants africains ont combattu à l’époque comme une politique de « balkanisation » de l’Afrique. Le secrétaire général du P.D.G. majoritaire à l’Assemblée territoriale devenait de ce fait Vice-Président du Conseil de Gouvernement qu’il cumulait avec les fonctions de député au Palais Bourbon à Paris et de Maire de Conakry.

En 1957, le P.D.G.-R.D.A. a profité de sa position dominante pour procéder à la suppression de la chefferie de canton qui était un rouage essentiel du fonctionnement de l’administration coloniale. Après avoir décapité les représentants authentiques du pouvoir traditionnel qui étaient, soit des empereurs, soit des rois ou tout simplement des notabilités reconnues, le système colonial avait créé ces « chefferies de canton » comme courroie de transmission de ses décisions alors que certains s’installaient comme des potentats de domestication des populations rurales. Il n’est donc pas surprenant que la Guinée ait été la seule colonie française d’Afrique à voter majoritairement contre le référendum de septembre 1958 proposé par le Général De Gaulle et à accéder ainsi à la souveraineté nationale et internationale après la disparition de ces structures administratives dociles dans notre pays. Après la proclamation de l’indépendance, le P.R.A. intégrait le P.D.G.-R.D.A. avec armes et bagages.

2.3. Les 43 années d’indépendance

De nombreuses études et analyses critiques ont été formulées sur les deux régimes qui se sont succédé au pouvoir au cours des 43 années d’indépendance de la Guinée. Il ne sera pas question de revenir ici sur l’ensemble des problèmes qui ont été évoqués à ces occasions. Notre contribution se limitera au thème de l’exposé qui consiste en une analyse du «rôle et de la responsabilité des cadres dans le processus de démocratisation et de développement de la Guinée ».

2.3.1 Le Régime du P.D.G.-R.D.A.

Sous le régime du P.D.G.-R.D.A., les notions de « dictature du peuple » et de « complot permanent » ont abouti à une dictature personnelle du «Responsable suprême de la Révolution » et à des pratiques de violation permanente des droits humains les plus élémentaires. Toutes les tentatives de création de partis d’opposition ont été tuées dans l’œuf. Les nombreux cadres africains qui avaient accouru au secours de la Guinée indépendante afin de remplacer les fonctionnaires français qui avaient quitté la Guinée du jour au lendemain en détruisant tout ce qu’ils ne pouvaient pas emporter avec eux sont retournés l’un après l’autre dans leurs pays respectifs sans jamais donner d’explications sur les raisons de leur déception.

Le « centralisme démocratique » qui était le principe de fonctionnement du parti unique avait permis la couverture totale du territoire national et la mobilisation des populations tant urbaines que rurales autour des mots-d’ordre lancés par le « Parti-État ». Mais ce système a plutôt été utilisé pour faciliter la surveillance policière des régions et des militants qu’à permettre la promotion du développement économique de la Guinée. Sur le plan économique, de nombreuses unités industrielles ont été créées et des programmes de développement rural ont été lancés. Mais force est de reconnaître que le fonctionnement de ces entreprises et projets ne répondait pas du tout aux critères de rentabilité requis pour ces investissements. Par contre, les investissements privés dans le secteur minier échappaient à tout contrôle de l’État.

En l’absence de possibilités de création de mouvements et/ou de partis politiques d’opposition à l’intérieur du pays, c’est à l’étranger que les cadres guinéens qui ont choisi l’exil ont créé des organisations d’opposition démocratique. Le rôle joué par ces mouvements d’opposition à l’extérieur de la Guinée reste encore à soumettre à une analyse critique. Car les actions qui ont effectivement été menées dans le cadre de cette lutte n’étaient pas toutes exemptes de considérations mercantilistes, régionalistes ou ethnocentriques. Dans un document signé par feu Lambert Doré et moi-même après notre démission du Regroupement des Guinéens de l’Extérieur (R.G.E.) dont nous étions membres du Bureau exécutif national et publié par un groupe de patriotes guinéens le 12 septembre 1983 intitulé « Réflexions sur la lutte du peuple de Guinée et ses perspectives », nous avons abouti aux propositions et conclusions suivantes :

« Compte tenu de l’expérience vécue par les uns et les autres, nous pensons pouvoir tirer les conclusions suivantes :

  1. Tout mouvement d’opposition dont l’action est basée sur le soutien exclusif d’une puissance étrangère court à sa perte. Car l’opposition d’intérêt entre ces différents régimes est en général de nature conjoncturelle et les conflits éventuels se résolvent la plupart du temps aussi vite qu’ils sont apparus.
  2. Toute lutte politique de libération de la Guinée qui veut se passer de l’engagement physique, matériel et moral des guinéens est aussi vouée à l’échec. L’histoire récente de l’Afrique nous montre que toute recherche de solution aux problèmes fondamentaux des différents pays d’Afrique par dessus la tête des populations concernées de ces pays a conduit à une impasse.
  3. Toute organisation de lutte qui se veut sérieuse doit intégrer en son sein tous les Guinéens de l’intérieur et de l’extérieur sans distinction d’appartenance ethnique, confessionnelle ou régionale.
  4. Les mouvements d’opposition existant à l’heure actuelle ont montré les limites de leurs actions et semblent avoir fini de jouer le rôle historique qui était le leur. À savoir la démystification du régime du P.D.G. à l’intérieur de la Guinée et sur le plan international. Les responsables de ces mouvements entretiennent entre eux des relations inextricables d’incompréhension et de conflits d’intérêts égoïstes…. Pour certains de ces responsables, l’opposition est devenue une activité lucrative en même temps qu’ils se préparent à la prise du pouvoir sans combattre. Il nous semble donc qu’il faut désormais faire appel aux générations montantes, aux jeunes notamment et à ceux des cadres guinéens qui n’ont pas trempé dans les différentes opérations qui ont terni la réputation des opposants guinéens.
  5. Tout mouvement d’opposition qui accorderait la priorité à la prise du pouvoir au détriment de l’organisation de la lutte ne ferait que mettre la charrue avant les bœufs et ferait indubitablement fausse route.

CE QUE NOUS PRÉCONISONS :

La création d’un vaste mouvement patriotique incluant toutes les forces vives de la Nation Guinéenne dans sa totalité, notamment les jeunes générations sur les bases suivantes :

individuelles et collectives.

Six mois et demi après la publication de ce document, l’ancien Président Sékou Touré rendait l’âme dans une clinique de Cleveland aux Etats-Unis d’Amérique le 26 mars 1984. Le 24 avril 1984, une junte militaire s’emparait du pouvoir à Conakry avec à sa tête un « Comité militaire de Redressement national » (C.M.R.N.).

2.3.2 Le régime du Général Lansana Conté

Afin d’éviter les répétitions pour les internautes, nous renvoyons les lecteurs au document déjà publié sur Internet intitulé « Réflexions sur les problèmes de développement de la République de Guinée » Volume 1, publié en juillet 2000 (page 10 à 18).

Le régime du Général Lansana Conté est aujourd’hui caractérisé par :

publics, à la corruption généralisée, au népotisme et à la dépravation des mœurs ;

Cet horizon déjà sans espoir pour le peuple de Guinée s’assombrit de nouveau avec l’organisation d’un référendum destiné à conférer à l’actuel Président de la République la faculté de se maintenir au pouvoir tant qu’il le voudra, en d’autre termes, de s’installer comme « Président à vie » qui, à son tour assurera une impunité à vie à son entourage politique, administratif et familial.

2.3.3 L’opposition contre le régime du Général Lansana Conté

C’est seulement huit ans après la prise du pouvoir par le C.M.R.N. que la dictature militaire chercha à se donner un semblant de « voile » démocratique en instaurant le multipartisme intégral. Malgré une représentativité indéniable tant à Conakry que dans les villages les plus reculés, les partis d’opposition sont les parents pauvres du paysage politique guinéen : pas d’accès aux médias d’État (radio et télévision nationales), suppression du droit de manifester, absence d’une commission nationale électorale indépendante, et violation de la Loi fondamentale en organisant en novembre 2001 un référendum contre lequel l’opposition n’était pas autorisée à faire campagne. Comment pouvait-on accepter de réduire un référendum aux conséquences politiques si considérables à un simple acte administratif, comme le prétendait le gouvernement en place ?

Malgré ces conditions extrêmement difficiles de lutte politique, l’opposition guinéenne s’est organisée au sein du « Forum démocratique national » qui a été créé le 24 octobre 1991 en s’y associant avec des organisations syndicales et d’autres organisations de la société civile. Les objectifs du Forum étaient :

Le principe du multipartisme intégral a été adopté le 23 décembre 1991 et depuis début avril 1992, une quarantaine de partis politiques ont été agréés. Après l’exclusion du P.R.P. du Forum démocratique national, l’on vit apparaître un deuxième groupe de partis d’opposition, le « Groupe de Mariador ».

C’est finalement en avril 1993 au domicile de votre serviteur à Taouya que l’ensemble des partis d’opposition se sont retrouvés sous le même toit pour créer les « États généraux pour le changement démocratique ». Ce nouveau regroupement des partis d’opposition n’a pas résisté aux différentes tensions internes suscitées par les élections présidentielles de décembre 1993.

Après les élections législatives de juin 1995, un nouveau regroupement des partis de l’opposition radicale se retrouva au sein de la «Coordination de l’opposition démocratique» (CODEM).

2.3.4 Les tâches actuelles

La nouvelle situation créée par l’organisation du référendum ayant pour objectif la modification de la Loi fondamentale afin d’assurer au Président Lansana Conté une « Présidence à vie », l’opposition guinéenne s’est associée avec des organisations de la société civile pour organiser la lutte contre ce référendum au sein du « Mouvement contre le Référendum et pour une Alternance démocratique » (MORAD).

En ignorant superbement les inquiétudes de la communauté internationale et les arguments de l’opposition, le Général Lansana Conté vient de donner la preuve que la démocratie n’est pour lui qu’un mot. Ce qui compte pour lui, c’est l’exercice du pouvoir jusqu’à sa mort. À partir de ce moment, il ne peut plus être question d’élections libres et transparentes en Guinée tant que cette situation post-référendum durera. Ni de commission électorale nationale indépendante. Les dernières élections communales ont donné un avant-goût de cette nouvelle situation.

Nos propositions :

Le régime du Général Lansana Conté se présente aujourd’hui comme le principal obstacle au processus de démocratisation et de développement économique de la République de Guinée. Avec une administration gangrenée par la corruption rampante et l’impunité ambiante qui est plutôt la règle, tous les cadres qui sont conscients de cette situation doivent participer activement à la lutte que nous devons engager contre ce régime. D’où les trois propositions que voici :

1. Ne plus jamais participer à aucune élection tant que les modifications apportées à

la Loi fondamentale par le référendum du 11 novembre 2001 n’auront pas été

annulées.

2. Engager sur le plan international en direction des Nations Unies, des

parlementaires du monde occidental, des gouvernements de ces pays et des

Patrons d’industries une vigoureuse action de dénonciation des crimes politiques,

économiques et de sang commis par le régime militaire qui règne en Guinée.

3. À l’intérieur de la Guinée, chercher à regrouper l’opposition autour du noyau dur

formé par le R.P.G., l’U.F.D. et le Parti DYAMA.

La stratégie de lutte de cette opposition patriotique ne peut pas faire l’objet de débats publics au cours du présent forum puisqu’elle devra d’abord être adoptée par les directions de ces partis politiques.

Je voue remercie pour votre très aimable attention.

Hambourg, le 1er décembre 2001

M. M KABA